En fait, l’histoire du quartier ne peut être dissociée de l’histoire de Brest et des communes avoisinantes.
Jusqu’en 1945, le Brest actuel se partageait en quatre communes :
Brest, St Pierre Quilbignon, St Marc et Lambézellec qui était, de loin, la commune la plus grande et dont Pen Ar Streat faisait partie.
Où est passé Pontanezen ?
Si l’on consulte les plans cadastraux de Lambézellec au XIXe siècle (celui de 1834, par exemple), on sera certainement étonné de constater que Pontanezen n’y figure pas au même endroit que sur celui des années 1990. Le détour par cet "autre homonyme" est en quelque sorte indispensable dans ce survol historique. Ne serait-ce que pour éviter les amalgames et les confusions que l’on peut faire à leur propos.
Pontanezen était un enclos et le siège d’une caserne militaire qui hébergeait les marins et les militaires de la garnison de Brest, lorsque les locaux de la Place ne pouvaient les accueillir.
Au XVIIIe siècle, quand le bagne fut construit à Brest, les bagnards en provenance d’autres régions de France s’y arrêtaient, pour une visite médicale à l’hôpital militaire de la caserne, avant d’être déférés à leur nouvelle et sinistre demeure.
Querelles
Cette caserne fut au centre de plusieurs querelles et de nombreuses plaintes de la part, notamment, des fermiers dont les champs la jouxtaient.
Ils reprochaient aux militaires leur vie trop tapageuse et dissolue, et leurs relations avec les "filles publiques".
Pendant la guerre 1914-1918, la caserne de Pontanezen accueillit les soldats américains.
Plus tard il y eut les coloniaux, les prisonniers de guerre et les résistants internés par les allemands pendant la guerre 1939-1945.
Elle est maintenant le siège de la gendarmerie.
Pen Ar Streat ( Pontanezen actuellement) continuait sa vie à l’ombre de la caserne et de son histoire bien remplie...
Mohamed SAKI