Un pèlerinage
Du 9 au 14 février 2003, des centaines de milliers de pèlerins ont convergé à la Mecque pour accomplir une des obligations fondamentales que tout musulman doit réliser une fois dans sa vie.
Hommes et femmes mêlés, Indonésiens et Français, Américains et Pakistanais, Egyptiens et Maliens ont communié ensemble sur le territoire saoudien et ont célébré l’unité de l’oumma des croyants, abolissant le temps d’un voyage les différentes nationalités, de race et de classe.
Cinq fois par jour, du lever du soleil à celui du croissant, un habitant sur cinq de la planète se déchausse, se lave le corps, étend son tapis de prière, et face à la Mecque, se prosterne.
A tout instant, d’un bout à l’autre de la " Maison de l’Islam ", le garçon qu’on circoncit, le couple qui s’enlace, le mort qu’on enterre se tourne vers l’unique ville au monde où l’on ne trouve plus trace d’un seul tombeau ou stèle.
Prier à la Mecque, un rêve, mais surtout une obligation pour tout croyant en état de l’accomplir.
Cinquième et dernier pilier de l’Islam après la profession de foi, la prière, le jeune du ramadan et la dîme, le hadj reste le plus difficile à accomplir.
De fait, il ne suffit pas que le croyant soit adulte, sain de corps et d ’esprit, disposant d’argent...
Mohamed Qehzbour.