Je suis née au Sénégal à Ziguinchor.
Cette ville compte plus de 10 000 habitants.
Je suis tout près de la mer.
J’ai 5 enfants que j’aime beaucoup.
Je suis arrivée à Brest en juillet 2001 et je loge au foyer AFTAM.
Il y aurait beaucoup de choses à dire sur mon pays.
Tout d’abord, il y a deux saisons : la saison sèche de janvier en juin et la saison des pluies le reste de l’année.
Les habitants vivent surtout de la pèche en mer. Il y a toutes sortes de poissons et de crustacés. Ils chassent aussi la biche, les singes, les porcs-épics.
Les familles sont très nombreuses 10 à 15 enfants. L’homme a une ou plusieurs femmes. Les enfants sont scolarisés en primaire, il existe aussi des collèges et des lycées.
Nous mangeons également des pintades. A cette nourriture s’ajoutent les fruits, les pommes d’acajou qui poussent dans le sol, les mangues, les bananes, les citrons, les oranges, les noix de coco, les gombos, les cacahuètes... nous avons aussi des légumes : carottes, navets, choux, mil...Nous faisons 3 repas par jour.
Les maisons sont soit des cases, soit des maisons en dur, comme ici, pour les plus riches.
Les grandes fêtes chez moi, c’est Noël et Pâques puis la fête nationale le 4 avril pour marquer l’indépendance du Sénégal.
A cette occasion, tout le monde défile : les militaires, les pêcheurs, les élèves et ça au son de la fanfare. On mange bien. On tue des bœufs. On boit du jus de fruit, du vin, du champagne.
Ce qui me manque le plus ici, c’est le soleil. Là bas, on est beaucoup dehors ensemble et on travaille ensemble en chantant dans les champs où l’on sème le maïs, le mil.
Nous travaillons beaucoup pour avoir de l’argent pour s’offrir de bonnes choses.
Ce qui me manque aussi c’est ma famille, le Sénégal est loin et le voyage est cher.
Marie Galliou